c'est quoi le burn-out

C’est quoi le burn-out ? Comprendre l’épuisement autrement

On parle beaucoup de burn-out. Parfois même un peu trop facilement.
« Je suis crevé, je fais un burn-out. »
« J’en peux plus de cette semaine, je suis en burn-out. »

Mais être fatigué, stressé ou avoir besoin de vacances ne signifie pas forcément être en burn-out.

Alors, concrètement : c’est quoi le burn-out ?

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental qui s’installe dans un contexte de stress professionnel chronique.

Et contrairement à ce que l’on imagine parfois, il n’arrive pas forcément du jour au lendemain.
Très souvent, il s’installe progressivement. On tient. On compense. On s’adapte. On pousse un peu plus loin ses limites.

Jusqu’au moment où le corps et le cerveau ne suivent plus.

À retenir : le burn-out n’est pas une simple fatigue.
C’est l’aboutissement d’un processus d’épuisement qui s’est installé insidieusement dans la durée.

C’est quoi le burn-out exactement ?

L’Organisation mondiale de la Santé parle du burn-out comme d’un phénomène lié au travail résultant d’un stress professionnel chronique qui n’a pas pu être géré efficacement.

Il se caractérise principalement par trois dimensions :
• un sentiment d’épuisement ou de manque d’énergie ;
• une prise de distance avec son travail, parfois accompagnée de cynisme ou de négativité ;
• une diminution du sentiment d’efficacité professionnelle.

Autrement dit, le burn-out ne correspond pas seulement au fait d’être très fatigué.

Quelque chose se modifie progressivement dans le rapport au travail. La personne qui, auparavant, pouvait être très investie commence parfois à fonctionner en pilote automatique. Elle n’a plus d’énergie. Elle perd sa motivation. Elle doute de ses capacités. Ce qui lui semblait auparavant gérable devient extrêmement difficile. Et bien souvent, elle continue malgré tout.

C’est justement ce qui rend le burn-out parfois si difficile à repérer.

Comment le burn-out s’installe-t-il ?

Le burn-out est rarement un interrupteur qui passe brutalement de « tout va bien » à « je m’effondre ».
Il ressemble davantage à une batterie que l’on sollicite en permanence sans jamais lui laisser suffisamment de temps pour se recharger.

Au départ, il peut y avoir une période de stress important. On travaille davantage. On pense au travail en dehors des horaires. On récupère moins bien. On dort moins bien. Puis la fatigue s’installe. Malgré cela, on continue. 

• Parce qu’il faut terminer ce dossier ;
• Parce qu’on ne veut pas laisser tomber les collègues ;
• Parce qu’on se dit que ça ira mieux après les vacances ;
• Parce qu’on a toujours réussi à tenir jusque-là.

Alors on puise encore un peu dans les réserves. Le problème, c’est qu’à force de fonctionner sur ses réserves, il n’y a justement plus de réserves. Le stress chronique finit alors par avoir des répercussions sur le corps, les émotions, les capacités de réflexion, les comportements et la relation au travail.

Quels sont les signes du burn-out

Le burn-out ne se manifeste pas exactement de la même manière chez tout le monde. 
Certains signes sont cependant fréquemment retrouvés :

Des signes émotionnels : on peut devenir plus irritable, plus sensible ou au contraire avoir la sensation de ne plus rien ressentir.

Certaines personnes décrivent :
• une perte d’envie ;
• un sentiment de vide ;
• de l’anxiété ;
• une perte de confiance ;
• une lassitude pour tout ;
• une impression de ne plus réussir à faire face.

Ce qui était autrefois un petit imprévu peut soudain devenir la goutte d’eau de trop.

Des signes physiques :

• des troubles du sommeil ;
• une sensation d’épuisement dès le réveil ;
• des tensions musculaires ;
• des maux de tête ;
• des douleurs répétées ;
• des troubles digestifs ;
• des troubles menstruels.

Le corps commence parfois à envoyer des signaux bien avant que la personne ne se dise : « Je suis en train de m’épuiser. »

Des signes cognitifs : quand le cerveau est soumis trop longtemps au stress, réfléchir peut également devenir plus difficile.

On peut constater :
• des difficultés de concentration ;
• des oublis ;
• des difficultés à prendre des décisions ;
• une impression de brouillard mental ;
• davantage d’erreurs dans des tâches pourtant habituelles.

Et cela peut être particulièrement déstabilisant chez une personne qui a toujours été efficace et organisée.

Des changements dans le comportement :
le rapport aux autres et au travail peut également changer.

Certaines personnes s’isolent.
D’autres deviennent plus impatientes ou agressives.

On peut aussi constater un désengagement progressif, une perte d’empathie ou une tendance à travailler encore davantage pour essayer de compenser la baisse d’efficacité ressentie.

C’est là tout le paradoxe : plus on s’épuise, plus on peut essayer de compenser en en faisant encore plus.

Burn-out ou grosse fatigue : quelle différence ?

Une grosse fatigue peut généralement être améliorée par du repos. Après quelques nuits correctes, un week-end calme ou des vacances, l’énergie revient progressivement.

Dans le burn-out, le repos seul ne suffit souvent plus. La personne peut dormir et se réveiller épuisée. Les vacances peuvent apporter un léger mieux, mais l’angoisse ou l’épuisement réapparaissent à l’idée de reprendre le travail.

Surtout, le burn-out touche plusieurs dimensions à la fois : le corps, les émotions, les capacités cognitives et le rapport au travail. Ce n’est donc pas simplement « être très fatigué ».

Pourquoi est-il parfois si difficile de reconnaître son propre burn-out ?

Parce que lorsque l’on est dedans, on ne voit pas toujours le processus. On voit chaque problème séparément.
« Je dors mal en ce moment» ;
« J’ai beaucoup de travail» ;
« Je suis irritable parce que je suis fatigué» ;
« J’ai mal au dos parce que je suis tendu» ;
« J’ai juste besoin de vacances»

Pris séparément, chacun de ces éléments peut sembler banal.
C’est leur accumulation, leur durée et leur intensification qui doivent alerter.

Et il y a un autre élément important : les personnes qui s’épuisent ont souvent passé beaucoup de temps à s’adapter à la situation. Elles ont progressivement déplacé leur seuil de tolérance. Ce qui aurait semblé anormal quelques mois auparavant est devenu leur nouveau quotidien.

Jusqu’à ce que le corps dise stop.

Le burn-out n’arrive pas parce qu’on est « faible »

Le burn-out est multifactoriel.

Les conditions de travail jouent évidemment un rôle majeur : surcharge, pression temporelle, manque d’autonomie, manque de soutien, conflits de valeurs, insécurité professionnelle.

Mais deux personnes placées dans un même environnement ne vont pas nécessairement réagir exactement de la même manière.

Notre histoire, notre manière de fonctionner, nos croyances, notre rapport à la réussite, aux responsabilités ou encore nos difficultés à poser certaines limites peuvent aussi influencer la manière dont nous faisons face à une situation.

Ce n’est pas une question de chercher un coupable.
C’est une question de comprendre ce qui a permis à l’épuisement de s’installer.

Parce que reconnaître le burn-out est une première étape.Comprendre le processus qui y a conduit permet ensuite d’aller beaucoup plus loin.

Alors, c’est quoi le burn-out ?

Le burn-out est un syndrome d’épuisement professionnel lié à un stress chronique qui s’est installé dans la durée.

Il ne se résume ni à une mauvaise semaine, ni à un manque de sommeil, ni à une simple baisse de motivation.Il touche progressivement le corps, les émotions, les capacités de réflexion et le rapport au travail.

Et surtout : il laisse généralement des traces bien avant l’effondrement.
Apprendre à reconnaître ces signaux permet donc de ne plus attendre que le corps soit obligé de crier ce que l’on n’a pas réussi à entendre lorsqu’il murmurait.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes, vous pouvez découvrir la méthode KinéSoi® ou réserver votre appel offert pour faire le point sur votre situation.

F.A.Q : comprendre le burn-out

Les réponses à vos questions

Quels sont les premiers signes d’un burn-out ?

Les premiers signes peuvent être une fatigue persistante, des troubles du sommeil, une irritabilité inhabituelle, des difficultés de concentration, une perte de motivation ou une difficulté croissante à récupérer après le travail.Un signe isolé ne suffit pas à parler de burn-out. C’est surtout l’accumulation et la persistance des manifestations qui doivent alerter.

L’effondrement peut sembler brutal, mais le processus d’épuisement s’est généralement installé progressivement.
Des signes physiques, émotionnels ou cognitifs peuvent être présents depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois avant que la personne ne soit plus capable de continuer comme auparavant.

L’Organisation mondiale de la Santé ne classe pas le burn-out comme une maladie dans la CIM-11, mais comme un phénomène lié au travail. Cela ne signifie évidemment pas qu’il est sans conséquences sur la santé.
Un burn-out peut avoir des répercussions physiques et psychologiques importantes et nécessite une prise en charge adaptée.

Oui. Une personne peut progressivement s’habituer à son niveau de fatigue, de stress ou de tension et continuer à fonctionner pendant longtemps. C’est l’une des raisons pour lesquelles les proches ou les collègues remarquent parfois des changements avant la personne elle-même.

La première étape est de ne pas rester seul avec cette question. Il est important de consulter un médecin ou un professionnel de santé afin d’évaluer la situation, d’écarter d’autres causes possibles et de déterminer la prise en charge adaptée.
Comprendre ce qui a conduit à l’épuisement pourra ensuite faire partie du processus de reconstruction.

Pour aller plus loin, consultez la page dédiée à la méthode KinéSoi®

—   Article certifié par Mélanie Ichtertz   —

Recevez les prochains articles du blog en avant première !

Des clés concrètes pour arrêter de subir vos émotions et/ou sortir de l’épuisement.

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.